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La chute de cheveux chez la femme

Une femme sur 3 connaîtra à un moment donnée de sa vie, une chute importante de cheveux. Après la ménopause, ce phénomène atteint les 20% d’entre elles. Une calvitie provoque toujours un impact sur la confiance en soi et l’estime de soi. Celle-ci est d’ailleurs socialement mieux acceptée chez l’homme, que chez la femme. Au delà du préjudice esthétique, une chute de cheveux peut entraîner un effet négatif considérable sur le plan émotionnel et psychologique d’un individu.

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Une chute de cheveux peut être passagère ou durable. Une chute passagère peut facilement être traitée lorsque la cause est clairement identifiée. Lorsque le diagnostique est mal posé et que la cause n’est pas clairement identifiée, une chute des cheveux temporaire peut se transformer en chute durable. Identifier la cause exacte d’une chute anormale de cheveux est donc crucial.

L’alopécie androgénétique chez la femme

L’alopécie la plus fréquente chez la femme est l’alopécie androgénétique ou alopécie androgénique. Celle-ci concerne 80% des cas. Une alopécie androgénétique est une chute de cheveux d’origine hormonale et héréditaire. Elle provient d’une réaction anormale des cheveux aux androgènes (hormones mâles qui sont aussi présentes chez la femme). Elle est génétique, car cette réaction anormale est liée à une prédisposition génétique. En d’autres termes, une alopécie androgénique est une trop grande sensibilité aux hormones mâles due à l’hérédité.

Pendant de nombreuses années, les scientifiques pensaient que l’alopécie androgénétique était liée à une surproduction de testostérone. Ceci est actuellement faux. Ce n’est pas une prédominance de l’hormone sexuelle mâle mais une sensibilité accrue des follicules pileux aux hormones mâles. Cette pathologie n’est donc pas due à un trouble hormonal mais à un fonctionnement anormal au niveau de la peau du cuir chevelu provoquant la chute des cheveux.

La DHT

Sous l’influence de l’enzyme 5α –réductase contenue dans les glandes sébacées d’un follicule pileux, la testostérone se transforme en dihydrotestostérone (DHT). La DHT stimule les glandes sébacées qui vont augmenter leur production de sébum. Le sébum qui va stagner dans le follicule pileux va progressivement l’obstruer. Le cuir chevelu s’épaissit et empêche les vaisseaux sanguins de bien nourrir le bulbe, ce qui rend impossible la survie de cheveux sains.

Une autre action négative de la DHT, c’est qu’elle raccourcit la durée du cycle de vie du cheveux, ce qui l’affine et le rend plus fragile. Un cheveux pousse, vie et tombe selon un cycle capillaire. Celui-ci varie entre 4 et 6 ans chez la femme et se produit environ 25 fois dans une vie.

Ces deux actions conjuguées, affaiblissent les cheveux. Ceux-ci tombent avant même d’avoir atteint leur longueur maximale. A ce stade, les cheveux ne meurent pas tout de suite mais repoussent. Chaque nouvelle repousse sera plus fine et plus courte que la précédente, et ainsi de suite. Cette évolution passera progressivement à duvet, puis enfin vers une calvitie.

Facteurs aggravants

D’autres facteurs, peuvent aggraver la chute de cheveux chez la femme.

Le stress

Le facteur aggravant le plus important est le stress. Ce dernier augmente la sécrétion des androgènes et peut également être à l’origine de la perte excessive des cheveux.

La maternité

Après avoir accouché, une grande majorité de femmes subissent une perte de cheveux. C’est l’alopécie post-partum. Normalement, tout est censé rentrer dans l’ordre 6 mois après l’accouchement. Cependant dans les cas d’alopécie androgénétique, les nouveaux cheveux repoussent de façon moins dense et plus fins.

La saisonnalité

Les saisons peuvent aggraver les chutes de cheveux, avec un pic en autonome et au printemps. La perte de cheveux saisonnière dure normalement entre 4 et 6 semaines.

Les contraceptifs et traitements hormonaux de substitution

Pour les cuirs chevelus sensibles aux hormones androgènes, la prise de pilules contraceptives ou les traitements hormonaux de substitution (THS) peuvent aggraver la chute des cheveux.

L’excès de mauvais cholestérol

Le mauvais cholestérol peut obstruer les vaisseaux sanguins qui alimentent les racines des cheveux. Il est un facteur aggravant dans la perte de cheveux de type androgénique.

Autres causes

Outre l’alopécie androgénétique, d’autres causes peuvent être à l’origine d’une chute de cheveux chez la femme.

Chute diffuse et passagère

Une chute de cheveux diffuse et passagère est appelée effluvium télogène, car la phase de croissance du cheveux passe rapidement à la phase télogène ou phase de chute. Elle est diffuse sur l’ensemble du cuir chevelu et non localisée des zones précises. Une perte de cheveux effluvium télogène dure entre 3 et 4 mois. La cause de ce type de chute est souvent un évènement soudain ou un choc, comme par exemple, un accouchement, un décès, un accouchement, une intervention chirurgicale lourde, une forte fièvre ou un choc affectif sévère.

Chute diffuse et durable

Une chute de cheveux diffuse et durable est une perte de cheveux qui se prolonge tant que l’élément déclencheur persiste. Ses causes sont diverses. Comme par exemple: un état de stress prolongé, une un état dépressif permanent, des problèmes thyroïdiens, des carences alimentaires persistantes, etc. Par ailleurs elle est diffuse, car non localisée. Enfin, sa caractéristique principale est un affinement fréquent du cheveux.

Chute par traction

Une chute par traction sont provoquée par le port d’extension ou de chignon par exemple. Les symptômes sont la repousse de cheveux plus fins, plus clairsemés, une inflammation et une irritation du cuir chevelu. C’est un phénomène plus fréquemment observé avec les cheveux crépus et métissés.

Trichotillomanie

La trichotillomanie est un trouble qui consiste à s’arracher régulièrement de manière compulsive ses propres cheveux et/ou poils, entraînant ainsi leur perte.

Les symptômes de la chute de cheveux chez la femme

Les symptômes sont une chute de cheveux, le plus souvent uniforme, avec des nouvelles repousses toujours plus fines que les précédentes.

Une alopécie androgénétique chez la femme peut commencer à n’importe quel âge et à partir de 14 ans. Elle peut intervenir après la puberté, après une maternité ou à la ménopause.

La chute des cheveux chez la femme est dans la majorité des cas diffuse et uniforme. Dans la plupart des cas elle commence au dessus de la tête, au niveau de la raie des cheveux. Elle peut être remarquée par l’élargissement de la raie centrale et peut s’étendre progressivement sur tout le dessus du crâne. Par ailleurs, une perte de cheveux peut également commencer au niveau des tempes, au dessus des oreilles. Enfin, dans de rares cas, elle peut débuter sur la ligne frontale des cheveux et au niveau des golfes.

Traitements contre la chute des cheveux chez la femme

Lorsqu’une chute de cheveux anormale apparaît, il faut consulter un dermatologue afin d’en déterminer la cause. Ce dernier effectue des examens et pose son diagnostic. Ceci passe par une anamnèse, un interrogatoire sur les antécédents médicaux. Des questions concernant les antécédents familiaux de cas d’alopécie, d’autres sur les habitudes alimentaires et des questions plus précises sur vos cheveux vous sont demandées. Enfin des examens physique sont effectués: évaluation de la chevelure (infections, eczéma ou dermatoses), graduation de la perte de cheveux (chute de cheveux accrue ou anormale) et tests d’épilations (examination au microscope de vos cheveux). Une fois la cause déterminée, le traitement adapté pourra être proposé.

Traitements locaux – le Minoxidil

Il n’existe pas de shampoing miracle pour traiter la chute de cheveux. Cependant, des traitements locaux tel que le Minoxidil, sont efficaces. Le Minoxidil est un traitement qui permet de lutter temporairement contre la chute des cheveux, chez l’homme et chez la femme. Il est disponible en pharmacie, en Suisse sans ordonnance. Il existe en deux versions: 2% et 5%. Le Minoxidil 2%  plus léger, convient mieux aux femmes. Son mode d’action n’a pas été clairement établit, mais il permet de stimuler la repousse des cheveux et améliore la circulation sanguine localement en entraînant une dilatation des vaisseaux. Il existe sous forme liquide et s’applique sur les zones dégarnies, à raison de deux applications de 1 ml par jour. Les résultats sont visibles après 4 mois.

Traitements oraux

Malgré des effets secondaires importants (impuissance sexuelle irréversible, baisse de libido, dépression et suicide), la Finastéride ou le Propecia est un traitement oral souvent prescrit par les dermatologues suisses pour traiter l’alopécie androgénétique chez l’homme. Cependant, ce traitement contre-indiqué, ne peut être prescrit chez la femme en âge de procréer. En effet, il comporte un risque toxique important pour un éventuel fœtus (tératogène, altération de la virilisation).

D’autres traitements oraux sont disponibles en pharmacie. Ils sont sous forme de gélules ou de comprimés, mais leur efficacité n’est pas démontrée.

PRP pour les femmes

Le PRP (Plasma Riche en Plaquette) est un traitement efficace contre la chute des cheveux. Nous l’utilisons également lors de la greffe de cheveux pour maximiser la chance de survie des greffons. Le PRP s’utilise avec succès dans d’autres interventions médicales comme en chirurgie esthétique, où il permet de rajeunir son apparence physique au niveau du visage et du décolleté ou en implantologie dentaire.

L’injection du PRP contre la chute des cheveux consiste en une injection localisée de son propre sang après retraitement. Le sang du patient est passé à la centrifugeuse afin de séparer les plaquettes des globules rouges. Les plaquettes sont ensuite réinjectées dans le cuir chevelu du patient. Celles-ci contiennent des facteurs de croissance qui stimulent la repousse des cheveux et les renforces, limitant ainsi la chute des cheveux. Une injection de PRP dure 5 minute et elle est renouvelable tous les 6 mois.

La greffe de cheveux

La greffe de cheveux ou micro-greffe de cheveux est une solution efficace pour traiter une alopécie androgénétique chez la femme. Chez l’homme comme chez la femme, notre clinique capillaire utilise la méthode d’implantation capillaire FUE. Celle-ci consiste à prélever les propres cheveux du patient dans une zone où ceux-ci ne tomberont pas, en général la zone occipitale, et de les ré-implanter dans la zone chauve ou clairsemée. Notre méthode FUE s’effectue sans rasage préalable des cheveux, donne un résultat naturel et permet de redensifier de façon définitive les zones dégarnies. Enfin, contrairement à la technique FUT ou en bandelette, elle est peu invasive, ne laisse aucune cicatrice linéaire et la période de récupération post-opératoire est rapide.

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